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Voeux 2013 : discours de René Balme, maire de Grigny

par René Balme | Catégorie : Discours | consulté 5733 fois | 0 commentaire(s)


Voeux du maire à la population
lundi 07 janvier 2013, 18h30, Centre Brenot

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C’est avec beaucoup de plaisir que la municipalité et moi-même, nous vous accueillons ce soir, pour cette traditionnelle cérémonie des vœux.
Mes souhaits de bonne année, de bonne santé, de réussite dans les projets vont à chacun de vous, à vos familles, vos entreprises, ainsi qu’à l’ensemble de la population Grignerote, avec une pensée particulière pour ceux qui sont le plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d’isolement et pour ceux qui nous ont quittés en 2012.

L’année qui vient de s’achever a été particulièrement difficile avec une économie quasi « à l’arrêt » si l’on se réfère à l’INSEE.
Le chômage s’est envolé ; les prix énergétiques flambent ; l’actuel gouvernement marche sur les traces du précédent en décidant des mesures qui vont amputer le pouvoir d’achat des ménages ; le coup de pouce au SMIC et à l’allocation de rentrée scolaire est loin de compenser ces amputations ; les indicateurs de croissance sont immobiles sur une durée qui n’a jamais été constatée depuis l’après-guerre, c’est à dire depuis bientôt 70 ans ; ce sont les ménages, eux-mêmes, qui doivent produire un nouvel effort pour accuser le coup de la baisse du pouvoir d’achat ; les retraités sur notre commune sollicitent désormais le CCAS car ils ne peuvent plus faire face aux charges courantes.
Cela n’augure rien de bon pour démarrer et vivre l’année 2013

Dans ce contexte particulièrement préoccupant, la Ville de Grigny accroît sont rôle en direction des populations :
Elle maintient ses emplois directs ;
- Elle maintient son investissement, c’est à dire, qu’elle prend part très activement à l’économie en permettant de maintenir les emplois indirects et induits ;
- Elle augmente ses interventions sociales en direction des populations les plus démunies et en direction de nouveaux foyers en difficulté, toujours plus nombreux.
- Pour ce faire, la ville augmente son budget d’aide sociale, elle mène une politique tarifaire très sociale en offrant des services gratuits ou à moindre coût autant que cela est possible. A titre d’exemple, les fournitures scolaires en primaire sont financées entièrement par la collectivité.
- Elle protège l’ensemble de ses concitoyens notamment des expulsions locatives et depuis 9 ans déjà, il n’y en a pas eu pour les personnes de bonne foi.
- Elle développe l’offre de logements et développe un parcours résidentiel complet.
- La ville poursuit la recherche de la relocalisation de l’économie en général et de l’agriculture en particulier. Elle met en œuvre une poursuite de la relocalisation des activités éducatives et de loisirs pour en réduire les coûts et pouvoir répondre aux besoins de plus de familles.
- Elle préserve l’espace agricole en partenariat avec la Région, le Département et l’association Terre de Liens.
- La Ville de Grigny s’engage, également, sur un terrain qui n’est pas le sien, à savoir la santé qui est supposé demeurer celui de l’État. Ainsi, à l’instar de nos collègues de Gennevilliers et Laferté-Bernard, nous avons décidé d’assumer l’ouverture d’un centre municipal de santé, pour répondre aux besoins des Grignerots qui ne disposaient que de 4 médecins généralistes alors qu’il en faudrait 9.
- Elle offre, à travers les technologies de l’information et de la communication de nouveaux outils pour accéder au service public et au payement en ligne et des moyens d’information performants, avec la création de GO TV, qui produit un JT hebdomadaire, pour avoir une vision objective de se qui se passe sur la commune.
- Elle développe une politique culturelle ambitieuse et à la portée de tous avec la programmation scolaire, la médiathèque Léo Ferré ou le salon du livre qui se tiendra à l’automne.
- Elle sera, cette année 2013 une des villes du Grand Lyon où la biennale d’art contemporain viendra s’installer pour créer, notamment dans la Rotonde, dans le parc du Manoir et dans les souterrains.
- Elle participe à l’aide à l’installation de commerces en favorisant l’implantation d’un restaurant gastronomique dans le bâtiment du Manoir.

La Ville de Grigny demeure fidèle à ses engagements humanistes depuis 35 ans : elle reste ambitieuse pour les Grignerots ; elle déploie tous les moyens dont elle dispose, elle créée toujours plus avec ses habitants, pour que naître et vivre à Grigny soit le meilleur choix pour celles et ceux qui veulent évoluer dans un environnement généreux et fraternel.

- Grigny est devenue une ville jeune, dynamique et plurielle ;
- Grigny est restée une ville d’histoires et de résistances, solidaire et conviviale ;
- Grigny est restée une ville verte, une ville à la campagne ;
- Grigny s’est singulièrement ouverte aux autres et sur le monde ;
- Grigny balaie les tabous et accorde toute sa confiance à l’intelligence de chacun des Grignerots...
- Elle a initié la démocratie participative voici 15 ans et cet incessant apprentissage, ce travail d’éducation populaire, aussi bien pour les élus, les employés communaux que pour les habitants, permet de confier, toujours un peu plus, la réflexion sur les finances locales et l’élaboration du budget municipal aux Grignerots. J’y reviendrai plus tard.
- Elle assume ses choix politiques, les rattache à toutes ses actions, dans l’objectif de placer l’être humain au centre de toutes les préoccupations ;
- Elle attend de ses partenaires, institutionnels ou non, le même respect de l’être humain, au-delà des usages et des règlements ;
- C’est ainsi qu’elle s’inscrit résolument dans la désobéissance, puisque c’est parfois la démarche qui s’impose au respect de l’être humain et de sa dignité.

La Ville de Grigny, l’équipe de la majorité municipale, œuvrent dans un contexte particulier, par rapport à ces choix :
C’est l’argent qui gouverne dans cette société, et c’est peu de le dire. La conjoncture 2012 décrite tout à l’heure, toute molle soit elle, frappe de plein fouet de plus en plus de familles ;
Les revirements politiques historiques qui ont placé la gauche au pouvoir au Sénat, à l’Assemblée nationale, à la tête de l’État et au gouvernement déçoivent manifestement les ambitions légitimes que nous étions nombreux à avoir.

Malgré ce, 2013 s’inscrira dans la poursuite de notre politique ambitieuse de justice sociale pour les Grignerots, la poursuite des ambitions pour un monde meilleur et pour des solidarités par-delà Grigny. Notre équipe au complet est engagée à cela et à préparer le défi que la prochaine équipe municipale devra relever. Elle compte sur les citoyens et les militants de bonne volonté pour préparer, avec elle, et dans la continuité, le renouvellement qui aura lieu en mars 2014.

A 15 mois de la fin du mandat le bilan est assez remarquable. Il repose sur la mise en exécution de notre programme municipal qui a été validé par les Grignerots en 2008. La quasi totalité des propositions que nous avions faites ont été réalisées à ce jour et nous sommes allés bien au-delà !

Si nous devions faire un bilan de 2012, nous citerions :
- la restructuration des vestiaires du stade Jean Zay pour mise aux normes accessibilité
- l’achèvement de la rénovation des cours de l’école élémentaire Pasteur
- la valorisation des eaux de sources au parc du Manoir et au parc de l’hôtel de ville
- la remise à neuf du réseau d’alimentation en eau potable secteur école élémentaire Pasteur, Jacques Brel
- des travaux généraux de mise en sécurité / conformité sur Tissot et Pasteur

Nous y ajouterions d’autres opérations qui ont débuté en 2012 et qui s’achèveront au cours de cette année 2013 :

- l’aménagement des locaux municipaux de l’Agora sur 1500 m² (centre social et services municipaux) et du square Jean Durand.
- la rénovation énergétique de l’école maternelle Joliot-Curie. Cette opération a été retenue dans le cadre de l’appel à projet régional DEFIBAT comme rénovation tertiaire exemplaire.
- des travaux au Manoir et ses abords.

D’autres opérations qui vont commencer en 2013 s’achèveront en 2014. Elles comprennent :
- la poursuite du programme général de mise en accessibilité : Joliot Curie, Flachat, Brenot, Colas et les deux crèches.
- l’aménagement des espaces publics du Vallon ;
- l’extension de la maternelle Joliot Curie ;
- l’étude pour la restructuration de la cuisine centrale ;
- la création de la maison de santé.

Le total de ces investissements se monte à 3 994 141 euros.

Il y en a, bien sur, beaucoup d’autres puisque le budget d’investissement de 2013 sera de 2 600 000 euros, sans compter l’ensemble des investissements réalisés par le Grand Lyon en matière de voirie, d’assainissement et d’aménagement urbain.

Depuis le début du mandat et fin 2013 nous aurons investi 11 289 000 euros en n’augmentant pas le taux des impôts depuis 2010. Notre indice de qualité des compte locaux mis en place par les Finances Publiques est de 16,8 pour une moyenne départementale de 17,2. Ce qui veut dire que nos finances sont saines et bien gérées.

Et pour ceux qui veulent couper les vivres aux collectivités territoriales en gelant les concours de l’État ou en les diminuant, je rappellerai qu’à chaque fois que nous investissons 1 million d’euros nous garantissons l’emploi de 10 personnes sur la durée de l’investissement. Depuis le début du mandant nous avons contribué à préserver 113 emplois sur l’agglomération. Comme je rappellerai que 70 % des équipements publics sont financés par les collectivités territoriales en France.

Les investissements dont je vous parlais plus haut, ont été réalisés avec une mobilisation sans faille des services municipaux. Je voudrais mettre en avant l’implication des habitants dans la gestion de notre ville au travers de la démarche participative et plus particulièrement celle qui concerne le budget participatif. Si l’on comptabilise toutes les personnes qui s’investissent dans cette démarche, cela représente presque 10 % de la population, ce qui est exceptionnel.
Cette année, le budget participatif représentera 60 % environ du budget d’investissement.
Je rappelle que ce budget est décidé, porté et voté par les habitants eux-mêmes lors de la soirée de mise aux voix qui se tient en novembre ou début décembre.
Grigny est un exemple phare dans ce domaine et ce n’est pas un hasard si le Réseau National de la Démocratie Participative est né ici, pour être porté par les villes de Portes-lès-Valence, Gennevilliers, Allonnes, et Alnay-sous-Bois en 2013. Réseau qui est composé d’élus, de techniciens territoriaux et d’habitants et qui constitue un formidable outil d’échange d’expériences. Ces trois collèges m’en ont confié la présidence et nous allons déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale, après avoir interpellé tous les groupes parlementaires en 2013, une proposition de loi concernant la mise en œuvre de la démocratie participative dans notre pays.

A l’heure ou l’on voudrait nous imposer le bipartisme à l’anglo-saxonne et des formes électives qui sont la négation même de la démocratie – je veux parler de la réforme des collectivités territoriales et du mode d’élection des représentants élus dans les diverses assemblées, dont la métropole – il est bon que des élus, des citoyens, s’unissent et se rebellent pour imposer une forme de démocratie qui prend en compte réellement les besoins des gens et qui débouche sur une représentativité à la proportionnelle.

Et puisque j’ai évoqué la métropole, je tiens à réaffirmer publiquement, ce soir, notre opposition ferme à ce nouveau découpage territorial dont la seule finalité est d’éloigner les centres de décisions des citoyens, de retirer des pouvoirs aux élus au profit d’une administration et d’une technocratie toute puissante. La métropole ne résoudra pas les problèmes liés à l’emploi, au chômage, aux modes de transports ou aux difficultés que rencontrent les entreprises. La métropole est un outil au service de la finance et des multinationales. C’est un outil conçu pour retirer aux élus du peuple les derniers pouvoirs qui leur restaient. Et le coup de force tenté par Le Président du Grand Lyon et le Président du Département sortant, qui s’inscrit dans cette logique en imposant un redécoupage du Département, est une véritable insulte faite aux élus de leurs assemblées, à la représentativité populaire et à la démocratie.
Nous ne laisserons pas faire ! C’est au peuple de décider de son avenir et non pas à des mandarins à la toute puissance autoproclamée.

Notre vision de la société est totalement différente, nous l’avons dit et redit : c’est d’un autre monde dont nous avons besoin et qui repose effectivement sur la démocratie et le partage des richesses ; un monde porté par l’intelligence collective et non par la cupidité ; un monde où le talent et le pouvoir ne seraient plus héréditaires ; un monde qui ne connaîtrait pas la croissance artificiellement programmée sur la vente de produits inutiles ou, dont l’obsolescence est programmée ; un monde qui serait bâti sur les besoins exprimés par l’être humain ; un mode en décroissance et dans lequel des dividendes seraient remplacés par des emplois productifs ; un monde qui s’appuierait sur nos utopies additionnées ; un monde où il ne serait plus possible à 1% de la population mondiale de détenir 20 % des richesses de l’humanité ; un monde où l’on ne consacrerait plus 1 735 milliards de dollars pour faire la guerre alors que 170 milliards de dollars suffiraient à éradiquer la pauvreté...

En attendant ce monde que beaucoup appellent de leurs vœux, les États souverains, à qui l’on demande des sacrifices inhumains, renflouent toujours les banques sans qu’aucun de leurs dirigeants ne se rebellent et demandent un audit sur leur dette pour en connaître la légitimité.
Je vous le disais l’an dernier et je le répète aujourd’hui sans changer une ligne :
On est vraiment en train de marcher sur la tête avec aux manettes de nos institutions des gens qui sont enfermés dans un monde virtuel et dont le seul but, la seule mission, est de privilégier la finance, les échanges boursiers et la spéculation.
Il y a vraiment urgence à ce que le politique reprenne la main sur ces ploutocrates au service de la finance, des transnationales et des marchands de canon.
Il y a vraiment urgence à ce que cesse cette soumission du politique face au pouvoir de l’argent.

Pour nous qui avons placé l’humain au centre de notre action municipale, il est particulièrement indécent et inadmissible de voir des entreprises rentables fermer pour être agréable à leurs actionnaires ; c’est tout aussi indécent de voir une PME fermer ses portes parce que tel banquier refuse un prêt ; et c’est tout autant scandaleux de voir les finances de nos collectivités locales hypothéquées par des banquiers voyous qui leur ont « fourgué » des prêts toxiques aux formules de calcul incompréhensibles.


Il est des comportements financiers qui sont de véritables crimes contre l’humanité !

On ne peut pas continuer ainsi ! Depuis longtemps je suis de ceux qui affirment qu’il est illusoire de vouloir adapter le capitalisme ou bien de tenter de l’accompagner, ainsi que veulent le faire nombre de formations politiques, y compris à gauche, et nous en avons un exemple criant, en ce moment. À la tête de l’État.
Si l’on ne change pas de modèle, si l’on ne change pas ce modèle de société, c’est l’humanité toute entière qui va s’entretuer et s’effondrer. Et n’oublions pas que tout cela nous est servi par des médias complices et formatés pour élargir le temps de cerveau disponible de chaque individu.

Abraham Lincoln disait : « L’opinion publique est la clé. Avec l’opinion publique, rien ne peut faillir. Sans elle, rien ne peut réussir. Celui qui manipule les opinions est plus important que celui qui applique les lois. »

Il convient de méditer cela en allumant son poste de télévision ou en ouvrant son quotidien le matin en se disant que l’Etat-Major Capitaliste est sur les dents et la Grande-Caravane-Publicitaire-Qui-Nous-Informe a passé la vitesse supérieure.

En 2012 les guerres coloniales portées par l’OTAN, et auxquelles la France a participé activement, ont enflammé le Moyen Orient et tué des milliers de civils dont des enfants laissant les pays dans le chaos le plus complet.
Les printemps arabes ont terminé de livrer leur quota de billevesées. La récupération a été particulièrement bien orchestrée en Tunisie et en Egypte, notamment, où les libertés se resserrent cependant que les dirigeants font allégeance aux États-Unis d’Amérique.

Lorsque nous parlions de manipulation, en son temps, nous avons été traité de conspirationiste. Ce compliment nous incite à dire qu’il ne faut jamais laisser au vainqueurs le soin d’écrire l’histoire ! Nous avons un devoir de mémoire permanent malgré les insultes et le dénigrement. Nous avons le devoir de porter une autre parole sur l’histoire contemporaine et particulièrement sur celle qui s’écrit chaque jour sous nos yeux. Encore faut-il avoir le courage de la déchiffrer !

Tout ce qui se passe sur notre planète a des répercussions directes ou indirectes sur le fonctionnement de notre ville. On ne peut pas gérer une collectivité, quelle qu’elle soit sans être imprégné de la situation nationale, européenne ou internationale. Cela requiert, aussi, un engagement politique fort... qui ne nous fait pas défaut !

1 milliard et demi d’habitants de notre planète n’ont pas accès à l’eau potable. Toutes les 3 secondes un enfant meurt de faim.
Voilà, résumé, l’état du monde dans lequel nous vivons.

Notre pays, la France, porte une responsabilité particulière dans cette situation. Les pays riches participent en permanence à pérenniser l’appauvrissement de milliers d’êtres humains par le pillage organisé de leurs richesses naturelles en mettant en place des gouvernements fantoches à la solde des multinationales qui les spolient.

La France comptait en 2010 8,6 millions de pauvres dont 800 000 avaient recours à l’aide alimentaire. Un français sur 5 a renoncé aux soins médicaux et 3,6 millions de personnes sont mal logées.
Voilà des chiffres qui nous parlent et qui devraient faire réfléchir les promoteurs de projets inutiles du style Grand Stade ou aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Notre pays est riche, très riche. Et il serait temps que nous imposions des choix collectifs qui placent l’être humain au centre.
Le slogan «  L’humain d’abord » est toujours d’actualité !

Faisons, aussi, en sorte que les 36 566 communes et leurs 375 000 conseillers municipaux continuent d’exister et d’être le poil à gratter des préfets et des gouvernements.

Orson Welles disait : « Dans cette société de supermarchés, je reste votre sympathique épicerie de quartier. »

Nous sommes, nous, les communes votre sympathique épicerie de quartier, celle où l’on vous dit bonjour, lorsque vous en franchissez le seuil ; celle où vous êtes écoutés ; celle où l’on peut aller pour trouver un logement, pour obtenir un renseignement, un conseil, pour faire du sport, de la musique, pour se cultiver, lire, aller à l’école, se divertir, etc.
Nous sommes le dernier service public de proximité que font fonctionner, de belle manière, avec abnégation et courage, les élus bénévoles, quelque soit leur couleur politique.
Ne laissons pas disparaître ce joyaux issu de la révolution et que de nombreux pays nous envient.

Pour ma part, je remercie particulièrement l’équipe qui m’entoure au quotidien, pour son dévouement, ses compétences et son investissement.
Béatrice Rollat, Angèle Masala, Daniel Royer, Daniel Cerqua, Catherine Verzier, Michel Vaissière, Christian Goubert, Jérôme Richon, André Dartois, Lila Khaled, sont de précieux maires adjoints ou conseillères et conseillers délégués dont il faut saluer la disponibilité et le sérieux.
Mes remerciements vont aussi aux conseillers municipaux qui apportent leur pierre à l’édifice, conscients qu’ils sont de participer à une expérience unique et tellement enrichissante.
Mais cette équipe d’élus, et j’insiste là-dessus, ne serait que peu de chose sans la compétence des cadres, notamment, et du personnel communal qui s’investissent pleinement, au quotidien dans leur difficile mission de service public.
Nous avons la chance d’avoir une équipe d’encadrement jeune, compétente et dynamique, mais aussi d’être entourés de fonctionnaires qui sont très éloignés de la caricature que certains veulent donner d’eux.
Je les remercie, ce soir, au nom de l’ensemble des Grignerots.

Et puis, il y a les associations locales qui complètent cet ensemble et qui jouent un rôle déterminant pour ce qui est du vivre ensemble et de la convivialité. C’est, en effet, une chance pour la ville, une richesse, pour des élus que de pouvoir s’appuyer sur un tissu associatif aussi dense et dynamique que celui de Grigny et qui accomplit des prouesses dans de nombreux domaines tels que le sport, la culture, le social, les loisirs... Et ce n’est pas un hasard si le conseil associatif joue un rôle aussi important au sein du budget participatif.
Qu’il me soit permis, ce soir, de remercier chaleureusement les présidentes et présidents de ces associations et l’ensemble des bénévoles qui les font vivre.

Mesdames et Messieurs, au moment où certains rêvent, pour mieux nous dominer, d’une société qui génère le repli sur soi, la peur de l’autre, le communautarisme, l’affrontement intergénérationnel, ethnique ou religieux, additionnons nos compétences, enrichissons-nous de nos différences, ouvrons nous aux autres, partageons nos savoirs, notre histoire, coopérons et créons les liens indispensables au rapprochement des êtres humains et des peuples.

Encore une fois, Mesdames et Messieurs, chers Amis, je vous souhaite de construire une excellente année 2013 et je vous invite à visionner le film qui a été réalisé par ViVé, notre école de vidéo et de télévision participative avant de déguster le buffet qui a été entièrement confectionné par notre restaurant municipal.

Bonne année à vous tous.
Je vous la souhaite belle et rebelle avec une forte dose d’utopie !
_ Merci

René Balme,
Maire de Grigny
Le 7 janvier 2013

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