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Campagne citoyenne pour que l’Eau du Grand Lyon redevienne notre Bien Commun

par René Balme | Catégorie : Communiqués | consulté 278 fois | 0 commentaire(s)

Communiqué de presse de J.-M. Drevon du collectif "Les états généraux du service public" et du groupe EEVL au Grand Lyon


2 mois pour convaincre et vaincre « Une DSP courte »… comme la paille du condamné !

A tou-te-s les responsables d’organisation du collectif, à tou-te-s les militant-e-s qui se sentent mobilisé-e-s sur cette bataille, à tou-te-s les élu-e-s concerné-e-s, à la presse.

Le 12 novembre le conseil communautaire votera le mode de gestion pour les 12 ans à venir.

Ainsi donc le président a parlé… à la presse ! « Mon choix c’est une DSP ! »

Avec des arguments et une méthode digne d’une république bananière qui démontrent une fois de plus qu’il prend les Grands lyonnais pour des crétins et des veaux comme disait un autre grand démocrate.

Nous allons lui démontrer le contraire.

Reprenons les arguments paru dans la presse, puisque nous n’avons pas droit à l’information.

« Une baisse de 20% du prix de l’eau » ! Et même, dès 2013 l’abonnement passera de 34% à 25% « grâce » à la révision quinquennale.

Ce n’est pas beau çà ? Et bien NON !

Faut-il donc rappeler à nos élu-e-s, qui ne suivent pas, qu’en 2008, suite à la révision quinquennale de 2007, le prix des 120m3 annuels a baissé de 230€ à 193,1€ soit 16 % environ (chiffres du G.L. de cette année). Et qu’à St Étienne ce fut -24%, à Toulouse -25% et à Antibes -43%.

Tous les élu-e-s reconnaissent que les contrats depuis 30 ans sont léonins et scandaleux, mais qu’ils ne pouvaient rien faire à cause du contrat. Alors encore heureux que la fin du contrat permette enfin de payer l’eau à son juste prix. Ce n’est pas 20% mais sûrement de 30 ou 40% qu’elle devrait baisser. Quant à l’abonnement 25% de la facture c’est encore énorme.

Quant à la révision quinquennale en cours, dont nul n’a entendu parler, si le travail avait été fait c’est dès le 1er janvier 2013 que non seulement l’abonnement mais le prix du m3 aurait baissé. Les fermiers vont pouvoir continuer pendant deux ans à se goinfrer. Alors -20% dans deux ans c’est se moquer du monde !

« Le passage en régie serait quasiment impossible » pour une question de ressources humaines.

C’est le plus comique et le plus méprisable pour les agents publics. Grenoble, Besançon, Paris, Tulle, Toulouse, Nantes… ont pu le faire, pas le Grand Lyon ! C’est vraiment nous prendre pour des crétins. Il faudrait embaucher les « 371 salariés actuels » de Veolia. Pourquoi on ne les paie pas ? Et au prix fort actuellement ? Cet argument, LE véritable argument pour celui qui adore les syndicats chez les autres mais pas chez lui, est une insulte au service public et à la capacité de la collectivité et de ses élu-e-s de gérer convenablement le personnel. Rappelons que de par la loi ce ne seraient pas des « fonctionnaires » mais des salariés de droit privé. Autre mensonge. Il n’y a aucun obstacle, ni problème technique au passage en régie. Seule la volonté politique fait défaut.

Une « autorité organisatrice de l’eau » !

Voilà un gadget inventé par les technocrates pour camoufler le fait que depuis 30 ans les élu-e-s ont laissé faire les marchands sans rien leur demander et faire croire que maintenant « vous allez voir ce que vous allez voir ». Mais dès lors qu’une DSP sera signée, elle aura valeur de contrat et l’autorité, « organisatrice » ou pas, n’aura rien à redire. Pire, comme actuellement elle ne connaitra que ce que le fermier [au passage vous noterez que le choix semble déjà fait, ce sera Veolia, il est vrai qu’avec son généreux choix d’installer sa direction inter-régionale au « carré de soie » à Vaulx en Velin, on ne peut plus rien lui refuser ! certains appellent cela la concurrence « libre et non faussée »] voudra bien lui dire. La seule autorité organisatrice c’est le conseil communautaire et ses services, si les élu-e-s veulent bien s’en préoccuper. Mais par définition lorsque l’on « délègue » c’est justement pour ne plus avoir à s’en occuper. Ajoutons, mais nous savons que cela le président n’en a que faire, que les usagers et les personnels seront définitivement tenus à l’écart puisqu’une DSP empêche toute démocratie participative. Mais au Grand Lyon la « démocratie participative » c’est juste pour le fun.

Une DSP « courte », voilà la cerise sur le gâteau.

On nous avait préparés à ce que sous la pression des groupes favorables à la régie, on nous sorte une mixité fonctionnelle sur la production qui n’aurait été qu’une pilule amère pour faire avaler la DSP juteuse sur la distribution. Mais finalement le président n’ira même pas jusque là. Pourquoi donc d’ailleurs puisque tout le monde semble prêt à accepter ce gag d’une « DSP courte ».

Démontons cette escroquerie : 8 ou 10 ans n’a rien de court, c’est quand même 1 milliard d’euros. Cela veut dire que la DSP signée en 2015 ira jusqu’en 2023 ou 2025. Et il ose dire que cela permettrait à « la prochaine équipe du Grand Lyon » (2014 - 2020) de « faire une mixité de fonctionnement ». Là on est carrément dans le mensonge puisque le contrat courra jusqu’en 2023 au moins. Gérard Collomb est un fervent adepte de Charles Pasqua « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Il a l’art de promettre la lune pour demain à ses « amis », à condition qu’ils votent, aujourd’hui, pour ce qu’il a décidé d’imposer. Et il parait que cela marche !

Tant pis pour l’Eau, ce bien public, tant pis pour la démocratie, tant pis pour les citoyens que l’on appellera à voter en 2014 sur un programme résolument à gauche. Si ! si !

Alors oui nos deux rendez-vous du samedi 13 octobre et du lundi 12 novembre sont essentiels. Plus que jamais il nous faut mobiliser, dénoncer, expliquer, convaincre et s’il le faut contraindre en opposant à la pression du président celle des citoyen-nes les élu-e-s à voter CONTRE ce véritable déni de démocratie et cette marchandisation de l’Eau.

Scandale démocratique : aucun débat, même les élu-e-s de base ne sont au courant de rien

Scandale politique : un élu de gauche qui préfère les grands prédateurs au service public.

Prochain rendez-vous le
SAMEDI 13 Oct à 13h30 salle de la Mutualité
Place Antonin Jutard

Puis le lundi 12 novembre 16h30 rassemblement/manifestation autour du Conseil communautaire.

Pour le collectif
Jean-Michel Drevon
Jeanmichel.drevon@orange.fr - 06 10 83 39 75


Communiqué de presse du 9 octobre 2012 des élus EELV du Grand Lyon sur la gestion de l’eau

Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage !

Gérard Collomb vient d’illustrer brillamment cette maxime en choisissant à la surprise générale. de relancer une délégation de service public pour la gestion de l’eau potable.

Le groupe stratégique du Grand Lyon sur l’eau composé d’un représentant de chaque groupe politique s’est réuni une dizaine de fois pour examiner les différents scénarios allant d’un retour total en régie publique, à une nouvelle délégation de service public en passant par des scénarios mixtes, il est apparu que le choix du futur mode de gestion était essentiellement politique, les coûts des différentes solutions étant assez voisins.

Les affirmations du Président du Grand Lyon concernant les inconvénients du retour en régie publique montrent qu’il est de mauvaise foi : le principe d’embauche des cadres et techniciens chargés du service de l’eau était évident depuis le début : pourquoi faire semblant de le découvrir maintenant ? Pourtant ces personnels ne deviendraient pas fonctionnaires mais garderaient le statut privé : les générations futures pourraient changer d’avis.

Depuis plusieurs années le groupe des élus Europe Ecologie Les Verts alerte et relance le Président du Grand Lyon sur la nécessité de préparer la fin de la Délégation de service public. Il est donc inadmissible de nous dire aujourd’hui qu’il est impossible de revenir en régie publique en 2015 pour des raisons techniques (informatique par exemple).

A chaque occasion, Paul Coste, représentant le groupe des élus EELV dans le groupe stratégique, a affirmé que le groupe EELV souhaitait un retour en régie publique comme l’on fait d’autres grandes collectivités (Grenoble, Paris et dans quelques années Bordeaux). L’affirmation transcrite dans Le Progrès du 9 octobre 2012 comme quoi seul le groupe communiste s’est opposé au maintien du principe de délégation est fausse.

Lors du conseil de communauté du 8 octobre, il a fallu une interpellation du président du groupe EELV pour que le Président du Grand Lyon daigne expliquer aux élus ce qu’il venait d’annoncer à la presse quelques heures plus tôt !

Si le 12 novembre c’est bien une nouvelle délégation de service public qui est proposée au vote le groupe des élus EELV votera contre.

Les élus du groupe EELV seront présents à la réunion publique organisée par le collectif des Etats Généraux du Service Public à la Mutualité le samedi 13 octobre.

Paul COSTE
Président du groupe EELV au Grand Lyon

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