Inauguration de l’Espace Sportif de Grigny

le 20 novembre 2010 à 11h00

L’équipement que nous inaugurons aujourd’hui est le fruit d’une longue réflexion portée par la démarche de démocratie participative que nous avons initiée dans les années 90.

Un peu d’histoire :

 En 2001, la Fédération Française de Tennis effectue un diagnostic sur les courts de tennis de Grigny et signale à la commune l’urgence de la réfection des courts pour le bon développement des compétitions.

 En 2003, les courts 4 et 5 sont rénovés en béton poreux.
Courant 2005, création des courts du mini tennis.

 En 2006, dans le cadre du vote budget participatif, l’assemblée retient la proposition de couverture et de rénovation des courts de tennis.

 En 2007, les courts 1, 2 et 3 sont rénovés en résine synthétique conforme au plan qualité tennis. La prochaine phase consistera à couvrir les courts 4 et 5, les études sont en cours.

 Avril 2010, les travaux pour l’espace multisports dédié aux jeux de raquettes débutent, la cérémonie de la pose de la 1ère pierre a lieu le 30 avril 2010.

Cet espace multisports va permettre de libérer les créneaux horaires sur les Gymnases Henri Colas et Michel Favier qui seront utilisés par d’autres associations ainsi que sur Centre Brenot utilisé tous les mercredis après midi. De plus, les sports de raquettes vont pouvoir se développer.

Rien n’eut été possible sans l’investissement fort du Tennis Club de Grigny et de son Président Alain Lescour, qui, secondé par Robert Garcin ont porté ce projet au sein du conseil associatif, puis du budget participatif.

Un long travail semé d’embuches avec avec des démarches en direction des financeurs potentiels pour solliciter les financements qui rendraient possible la mise en œuvre du projet ; avec des subventions promises mais qui ne se concrétisaient pas ; avec des aller et retours en direction de la ville et des élus pour examiner les contraintes budgétaires ; avec les reports du projet d’une année sur l’autre… Un long cheminement qui n’a pas émoussé la détermination de la ville, du club, du conseil associatif et de tous ceux qui croyaient en ce projet au premier rang desquels se trouvaient les élus de la majorité municipale.

Citer des noms est toujours un exercice délicat car certains peuvent se sentir oubliés mais je ne peux m’empêcher de mettre en avant quelques personnes qui se sont investies :

MM Lescour et Gracin pour le TCG et pour leur investissement.

Angèle Massala l’Adjointe chargé des sports pour le travail exemplaire dans ce domaine et président de l’OMS

Daniel Royer, l’adjoint aux travaux, qui a suivi le chantier et représentait le maire

Martial Passi, le conseiller général pour son soutien permanent et son aide financière.

Et puis, il y a tous les autres : le conseil associatif, le participants au budget participatif, les services municipaux, les élus, les financeurs, etc. J’y reviendrai tout à l’heure.

Comme dans tout projet d’envergure, il y eut les détracteurs, ceux qui cherchaient la faille, qui mettaient en avant le coût, ceux qui ne voulaient pas comprendre qu’il s’agissait d’un équipement structurant qui s’adressait, au delà du simple club de tennis, à l’ensemble de la population scolaire… et qui reprenaient les mêmes arguments que ceux mis en avant en 1995 pour critiquer la construction du Gymnase Michel Favier ou pour la M@ison de Grigny ou pour la médiathèque Léo Ferré… et d’une manière générale pour tous les équipements structurels que nous avons construits depuis presque 20 ans.

Des équipements qui, aujourd’hui, sont devenus incontournables et qui, parce qu’ils ont été pensés dans la plus grande concertation ou de manière participative ne sont remis en cause par personne d’autant qu’ils connaissent une fréquentation et un rayonnement qui va au-delà de toutes nos espérances.

Il ne peut pas y avoir de gestion de la cité et de ses infrastructures publiques sans une anticipation sur les enjeux à venir. Il faut sans cesse anticiper, parfois être visionnaire si l’on veut laisser aux générations futures une ville adaptée à leurs besoins.

C’est ce que nous faisons en permanence avec l’équipe municipale qui, aujourd’hui, travaille à construire le Grigny des années 2020 au travers d’une étude de cadrage urbain portée par le grand Lyon.

Le programme de l’Agora, sur les terrains de l’ancienne poste participent de cette réflexion tout en répondant à un besoin affirmé en matière de logements.

Être un élu du peuple, ce n’est pas penser à soi, à son confort, à sa réélection, c’est surtout et avant tout, prendre des risques pour que demain puisse exister, au delà de nous et de notre passage éphémère.

Nous travaillons pour les générations futures avec un souci aigu de l’être humain que nous voulons placer au centre de toutes nos décisions. C’est ce qui justifie notre démarche de démocratie participative et de budget participatif. Ce n’est pas un gadget, une danseuse.. C’est quelque chose en quoi nous croyons fortement et dont nous considérons qu’elle est de nature a changer le rapport qu’on les citoyens à la politique en général.

Et notre vœu, malgré une accentuation du phénomène du repli sur soi, malgré les difficultés qu’impose ce gouvernement à l’ensemble de la population, malgré la tentation fréquente, chez nos concitoyens, de jeter l’éponge est que chacun se saisisse de cette démarche comme ce fut le cas pour la préparation de cet espace sportif.

Le futur ne peut se construire qu’en additionnant nos intelligences, nos ressources et nos forces en ayant toujours, le souci de l’intérêt général qui – je le rappelle toujours – n’est pas la somme des intérêts particuliers.

Aujourd’hui, nous répondons à l’intérêt général en offrant à la population un espace sportif dédié aux jeux de raquettes qui sera utilisé en journée par l’ensemble des scolaires. Et de ce que je sais, le planning est déjà bien rempli, ce qui démontre, s’il le fallait, que cet outil correspond bien à une demande. Ce n’est donc pas un équipement pour le Tennis Club et il faut le souligner.
Chacun aura donc ses créneaux horaires y compris le TCG qui, je le souligne, accomplit un travail considérable en direction des jeunes comme la rappelé le Président.

Que serions nous sans les associations locales ? Que ferions nous ? Pas grand chose en fait, tant le service rendu à la population est dense, diversifié et de qualité pour un coût supporté par les finances locales qui est, somme toute, relativement faible. C’est pourquoi, il convient de défendre cette spécificité Française que constituent les association loi 1901 avec son mode de gestion suffisamment souple, ses bénévoles, ses financement diversifiés qui ne sont pas fonction du résultat.

La sacro-sainte loi du marché et sa concurrence libre et non faussée, ne peut pas et ne doit pas s’appliquer aux associations, quelles qu’elles soient. Il faut les défendre car, la réforme des collectivités territoriales, qui vient d’être votée, risque, si l’on ne se mobilise pas, de leur porter un coup fatal.

J’ai été un des premier à mettre en garde, sur le plan national et au conseil municipal, contre ce qui est en train de se mettre en place et, malheureusement, ce que j’avais prédit se produit, puisque tous les amendements proposé par le Sénat, et qui allaient dans le bon sens, ont été balayés.

Les élus, une fois de plus n’ont pas été entendus et nous nous acheminons vers une France qui sera gérée de manière administrative sans que le contre-pouvoir qu’exerçaient les élus locaux ne vienne perturber la marche en avant du libéralisme sauvage, qui, nous le savons tous est loin de placer l’être humain au centre de ses préoccupations.

Alors, si l’on veut demeurer optimiste, il faut se consoler en disant que ce qui a été fait par par le parlement actuel, peut être défait par un nouveau parlement… si les Français le décident lors des prochaines échéances électorales.

Cette digression me paraissait tout à fait nécessaire pour rappeler que notre société en perte de repères et de valeurs, non seulement peine a trouver une nouvelle voie, mais s’engage dans une spirale autodestructrice qui, en nous faisant craindre le pire, devrait nous forcer à réagir.

Pour conclure, et avant de citer les entreprises, permettez moi de vous parler du coût et des financements :
Les financeurs : Le Conseil Général : 104 300 €, le CNDS : 54 556 €, Ville :763 935 €/HT

Montant des travaux (contrat initial + avenant) : 1 103 658 €/TTC soit
922 791€/HT

La prochaine étape sera l’aménagement de la rue Sabatier, notamment aux abords de l’entrée de cet équipement.

Maintenant nous allons signer la conventions tripartite avec Monsieur le Président du Comité du Rhône de Tennis et, ensuite, nous lèverons le verre de l’amitié autour d’un buffet préparé par l’entreprise d’insertion Prestal.

René Balme

Maire de Grigny

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