Voeux 2010 : discours de René Balme

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C’est avec beaucoup de plaisir que la municipalité et moi-même, nous vous accueillons ce soir, pour cette traditionnelle cérémonie des vœux.
Mes souhaits de bonne année, de bonne santé, de réussite dans les projets vont à chacun de vous, à vos familles, vos entreprises ainsi qu’à l’ensemble de la population Grignerote avec une pensée particulière pour ceux qui sont le plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d’isolement et pour ceux qui nous ont quittés en 2009.
Et je voudrais que l’on ait une pensée particulière pour les 338 SDF qui sont morts de froid en 2009 dans un silence étourdissant. Leur moyenne d’age était de 47,6 ans alors que l’espérance de vie est de 80 ans en France ! Je rappelle qu’en 2008, un certain Nicolas Sarkozy promettait qu’en 2008 plus personne n’aurait à vivre dans la rue avec le risque d’y mourir de froid !

Je rappelle, aussi, que la loi DALO (rendant le droit au logement opposable) n’est toujours pas appliquée, puisqu’une infime partie, seulement, des demandeurs ayant saisi le TA est relogée… faute de logements !

A l’inverse, à Grigny, nous avons fait une promesse tenue depuis 6 ans déjà, qui consiste à faire en sorte qu’il n’y ait plus d’expulsion locative pour les personnes de bonne foi. Nous participons toujours à la construction de logements sociaux en en imposant 20 % dans tous les programmes immobiliers.

Et à Grigny, nous réussissons beaucoup de choses, comme par exemple :

Développer le service public de proximité en créant des places de crèche, en développant la restauration municipale à base de produits issus de l’agriculture biologique ou de proximité, en assurant une ATSEM à chaque classe de maternelle, en sécurisant les sorties d’écoles, en proposant un centre de découverte sportive aux plus jeunes, en offrant aux sportifs des équipements de qualité : 2 gymnases, 4 terrains de foot, 4 cours de tennis dont deux vont être couverts, en ayant une politique d’aide aux associations particulièrement efficace ; en offrant une médiathèque de 1000 m², une école de musique de qualité, des animations culturelles de grande qualité dans les écoles, etc.

Mais si la loi portant sur la réforme des collectivités locales est votée, ces compétences risquent de nous être retirées au profit de la Métropole qui s’annonce.

Le dernier lieu de résistance, le dernier lieu de proximité et d’écoute en direction de la population va donc, si nous laissons faire, disparaître au profit de grandes Métropoles ou de « communes nouvelles » qui videront les communes de leur substance. Grigny risque donc de devenir une coquille vide qui ne collectera plus l’impôt et qui n’en fixera plus les taux !

Le sport, la culture, la restauration, l’urbanisme, la réalisation d’équipements publics, par exemple ne seront plus de notre compétence. C’est à terme, la mort du tissu associatif et c’est la route tracée vers une gestion technocratique de nos communes. C’est une attaque frontale contre la démocratie et la gestion des affaires publiques par le peuple et ses représentants élus. Ce sera, aussi, la fin de notre expérience de démocratie participative.

C’est pourquoi, nous avons pris l’initiative de lancer une grande mobilisation nationale avec un certain nombre de collègues pour, d’une part expliquer la réforme aux habitants et d’autre part mobiliser les élus afin de s’opposer à ce massacre qui nous ramènerait avant 1789. Nous aurons l’occasion d’en reparler, je pense.

Placer l’homme au cœur de notre politique et au centre de nos préoccupations, telle et notre vision de la gestion des affaires publiques. Une vision de gauche, humaniste, socialiste, anticapitaliste, écologiste et porteuse de valeurs en complète opposition avec celles défendues par le capitalisme et la finance.

Vous dire que cette politique dérange – dans le microcosme politicien qui affiche une préférence pour le consensus mou, les reniements ou la traitrise – est un euphémisme, pourtant c’est celle qui fonde notre programme municipal 2008 – 2014 et qui a été validée par les habitants de Grigny.

Notre projet n’est pas électoraliste, il est humaniste. Car comme disait Malraux : « L’humanisme, ce n’est pas dire: “Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait”, c’est dire : “Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête .” »

Grigny est le creuset où se mènent des expériences qui demain, nous en sommes convaincus, essaimeront. A condition que demain soit pour les humains que nous sommes. En effet, les conclusions du sommet de Copenhague qui ont affirmé plus que jamais que le capitalisme devait être vert, ne me rendent pas optimiste quant au devenir de l’espèce humaine. Les alchimistes qui guident le monde ont réussi à transmuter le carbone en euros et en dollars. C’est une grande victoire pour la finance et la bourse et c’est une catastrophe pour l’humanité.

Le conseil d’État, qui a souvent une vision éclairée des choses, vient – et c’est heureux – de donner un camouflet cinglant au gouvernement et à sa taxe carbone qui, curieusement, épargnait les plus gros pollueurs en ne faisant payer que les consommateurs que nous sommes.
Faire voter des lois au pas de charge en voulant sans cesse privilégier le monde de la finance et des affaires est très éloigné de ce que devrait être une démarche politique qui s’appuierait sur le triptyque qui fonde notre République : Liberté, Égalité, Fraternité.

Ce n’est pas de ce monde là que nous rêvons pour nos enfants et pour les générations futures. Nous avons placé l’utopie au cœur de notre démarche politique. Il n’est pas d’avenir possible sans une dose d’utopie. Travailler sur un concept novateur de démocratie participative, ouvrir le débat sur les besoins vitaux des gens et sur la gratuité, adhérer au concept de ville lente, porter le fer contre la pollution visuelle que constitue l’affichage publicitaire, lutter contre les OGM, contre la mal bouffe, contre les expulsions locatives, militer pour une véritable décroissance est en soi une démarche qui s’appuie sur une vision utopiste du monde.

Le monde que nous voulons est à l’opposé de celui dans lequel nous vivons. Alors inventons et imposons un autre monde qui se substituera à celui-ci. Il ne s’agit pas pour nous d’adapter le capitalisme aux grands défis de ce 21ème siècle, non. Il s’agit d’adapter les besoins humains aux grands défits du 21ème siècle et aux contraintes que nous fixe notre planète. Et pour ce faire, il faut inventer un système nouveau qui ne peut naitre que de l’addition de nos utopies personnelles.

Nous avons cette obligation si nous voulons sauver l’espèce humaine. La terre a vécu des milliards d’années sans que l’espèce humaine ne vienne la perturber, elle vivra tout aussi bien des milliards d’années après la disparition de l’homme. Ce n’est donc pas la planète qu’il faut sauver, c’est bien l’homme ! Et pour sauver l’homme il faut tuer le capitalisme !

Utopie, oui. Ou clairvoyance, c’est selon. Car comme disait Dom Helder Camara : « Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité. L’utopie partagée, c’est le ressort de l’Histoire ».

L’année 2009 qui s’achève a été extrêmement riche pour ce qui est de l’activité municipale. Après avoir solutionné quelques dysfonctionnements politiques, il a fallu redoubler d’ardeur pour mettre en ordre de marche notre plan de mandant 2008 – 2014. C’est chose faite désormais et il sera validé lors du prochain conseil municipal.

Nous avons aussi lancé plusieurs opérations d’envergure :

 L’extension de la maternelle Joliot-Curie se termine et nous pensons déjà à d’autres aménagements sur ce groupe scolaire, en liaison avec la restauration scolaire notamment.

 Le Pôle Petite Enfance a été inauguré en septembre et donne entière satisfaction avec ses 30 places de crèche, ce qui représente une possibilité d’accueil pour 120 enfants.

 Les espaces publics de la ZAC de Chantelot sont en voie d’achèvement et vont être rétrocédés au Grand Lyon en 2010.

 Cours d’écoles, parkings et aire de jeux pour la Croix des Rampeaux, mise aux normes du terrain d’honneur, insonorisation du restaurant municipal : autant de projets votés dans le cadre du budget participatif qui ont été réalisés en temps et heure.

De gros projets immobiliers ont vu le jour :

 Entre les Balcons de Grigny, Les jardins de Grigny, Le clos Berthelot, la Résidence des Arboras et le Clos des Arboras ce sont 163 logements qui ont vu le jour en 2009 dont 50 logements sociaux.

L’attractivité de notre ville est plus que jamais confirmée et la nouvelle population, qui s’installe, participe à la diversification de notre population.

Grigny, c’est un parcours résidentiel complet, c’est 42% d’espaces verts désormais figés dans le PLU, c’est une population maîtrisée aux alentours de 10 000 habitants et c’est toujours la ville la plus jeune du département, ce qui nous crée, bien sur des obligations en matière scolaire et de garde petite enfance.

2009 aura vu l’organisation de la première Rencontre Nationale de la Démocratie Participative qui a connu un vif succès. La seconde se déroulera à Portes les Valence en juin 2010 et sera l’occasion de la création d’un Réseau des villes engagées dans une démarche participative.

Je rappelle que notre démarche participative est extrêmement regardée et analysée et que les habitants ont voté pour la 5ème année consécutive leur budget participatif. Il est, cette année, d’un montant de 1 433 000 euros. Ce qui en fait le plus important budget participatif de France. Comme la presse locale ne vous en a pas parlé, je me devais de faire ce rappel. Mais il est vrai que la presse ne parle que de ce qui va mal ou très mal. C’est la raison pour laquelle nous sommes souvent absents de la rubrique locale.

Et puis, il y a la M@ison de Grigny qui a pris cette année un essor particulièrement intéressant.

En effet, la M@ison et l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique ont répondu conjointement à l’appel à projet de la Délégation aux Usages de l’Internet, pour la mise en place de pôles régionaux de coordination de filière ORDI 2.O. Et elle a été retenue à ce titre en devenant le pôle régional de cette filière qui s’est donné pour mission de recycler les ordinateurs en leur donnant une seconde, voire une troisième vie.

La plateforme de réseau social Kikalu s’étend sur le Grand Lyon tandis que la plateforme de service public vidéo Kikavu qui est lancée aujourd’hui même, s’adresse à l’ensemble des villes de France.

Nous avons donc, sur notre territoire un outil unique et qui fait référence dans de nombreux domaines et notamment celui du logiciel libre et le développement de projets innovants.

2009 a vu se terminer la Cité d’artistes, véritable lieu culturel, situé dans les anciennes friches de la SCOFF et ouvert sur la ville et le monde. Une initiative unique en France regroupe 13 artistes désormais propriétaires de leurs locaux et de leur logement puisque nombre d’entre eux y habitent à demeure.

2010 sera l’année de lancement des opérations contenues dans notre plan de mandat avec une planification sur les 5 ans à venir. Certaines d’entre elles ont été déjà réalisées, ou en cours de réalisations. D’autres le seront en collaboration avec le Grand Lyon, je veux parler des études pour l’aménagement de la base de plein air et des berges du Rhône avec la création d’une voirie longeant la voir ferrée.

Ce sera, aussi le cas, pour l’étude portant sur la création d’un port de plaisance au droit de la gare du Sablon, même si sur ce projet, nous avons commencé à travailler avec des partenaires privés.

Il y aura aussi l’étude pour l’agrandissent de la zone de Chantelot.

Il va falloir se pencher sérieusement sur l’agrandissement de la cuisine centrale afin de pouvoir répondre à une demande croissante. L’objectif est d’être en mesure de confectionner 1 000 repas au plus tôt pour que chaque écolier puisse prendre son repas de midi au restaurant municipal. Pour ce qui est de cet équipement nous renforcerons notre politique d’achat de produits issus de l’agriculture biologique et de produits issus de l’agriculture de proximité.

Le projet de la Poste qui va démarrer au premier trimestre et va offrir 84 logements répartis dans 3 immeubles dont 61 en locatif social, sera, de toute évidence, la réalisation principale de notre mandat. La ville achètera 1 500 m² couverts pour reloger le Centre Social et les services des sports, scolaire, jeunesse et PIJ. Le coût pour la commune sera d’environ 1 000 euros du m², si l’on tient compte de la vente des terrains. Ce qui est une excellente opération sur le plan des finances communales.

L’espace couvert dédié aux sport de raquettes va être lancé dès février 2010 et je me dois de remercier l’excellent travail du Conseil Associatif et la patience du club de tennis.

Le rachat de l’ancienne maison médicale de la rue Pasteur en partenariat avec l’OPAC du Rhône est en passe d’être finalisé et devrait offrir une possibilité d’installation pour 3 médecins ou spécialistes dans 3 locaux achetés par la ville.

Notre ouverture au monde sera confirmée avec, en plus des jumelages que nous avons avec les villes de Koupéla, Linares Alcantara et Bromont, un jumelage avec un camp palestinien et un autre avec une ville italienne inscrite dans la démarche des villes lentes. Ma collègue députée-maire de la ville de Deshaies, en Guadeloupe m’a proposé un partenariat entre nos deux villes en vue d’organiser des échanges qui pourraient concerner les scolaires, la jeunesse et bien sûr le tourisme en général. La municipalité est très intéressée par cette offre de partenariat.

La ville investit pour votre avenir et pour le développement du service public de qualité. Et même si elle le fait de manière raisonnée, en tenant compte des demandes formulées de manière participative et se sa capacité financière, cela représente des sommes d’argent non négligeables. La suppression de la Taxe professionnelle, dont on ne sait toujours pas à quelle hauteur elle sera compensée à partir de 2011, risque de compromette lourdement ces investissements nécessaires et fera, inéluctablement, augmenter les impôts locaux. C’est une évidence que je ne voulais pas passer sous silence tant il est vrai que les cadeaux faits par ce gouvernement en direction du MEDEF et des banques sont toujours, au final supportés par les contribuables locaux. L’Etat se désengage en permanence sur les collectivités locales alors que ce sont elles qui financent plus de 70 % des équipements publics en France ! Cherchez l’erreur !

Malgré ce, nous essaierons, en 2010 de ne pas augmenter la part communale des impôts et ce, pour la 4ème année consécutive.

Notre ville n’est pas coupée du reste du monde, et vous le savez bien. Tout ce qui se passe sur notre planète a des répercussions directes ou indirectes sur le fonctionnement de notre collectivité. Et j’affirme que l’on ne peut pas gérer une ville quelle qu’elle soit, sans être parfaitement informé de la situation nationale et internationale et sans un engament politique fort.

Aujourd’hui environ 9,2 millions d’enfants meurent chaque année avant d’atteindre l’âge de 5 ans et 99,9% de ces morts surviennent dans les pays pauvres. Dans ces pays le taux de mortalité infantile est de 47 morts pour 1 000 naissances alors qu’il est de seulement 5 pour 1 000 dans les pays riches. L’espérance de vie de la planète est de 67 ans. Dans les pays riches elle est de 79 ans, tandis que dans plusieurs nations pauvres cet âge est de seulement 40 ans.

S’ajoutent les 1 milliard 100 millions d’habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable ; 2 milliards 600 millions sans assainissement ; plus de 800 millions d’analphabètes et 1 milliard 20 millions de personnes affamées. Voilà l’état du monde dans lequel nous vivons.

La responsabilité des pays riches est écrasante.

Ce sont eux qui affament l’Afrique et qui lui pillent ses richesses en organisant les guerres civiles et les révoltes pour installer des chefs d’états à la solde des puissances coloniales.

Ce sont eux qui embrasent le moyen orient de Kaboul à Bagdad dans le seul but de s’approprier les richesses pétrolières de ces pays ou y ouvrir des corridors énergétiques destinés à acheminer le pétrole volé vers l’Occident.

Ce sont eux qui ont organisé les révoltes, pseudo-révolutions et autres guerres civiles dans les pays de l’Est à seule fin de pouvoir mettre la main sur des régions stratégiques tout en affaiblissant le contre-pouvoir que représentait l’URSS.

Ce sont eux qui soutiennent l’État d’Israël coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza toujours sous embargo. Être complice d’une telle infamie – comme l’est le gouvernement de la France qui ne bouge pas beaucoup pour exiger la libération de notre compatriote Salah Hamouri, citoyen d’honneur de notre ville et qui croupit dans les prisons israélienne pour un crime qu’il n’a pas commis – nous éloigne inexorablement de la France des lumières.

Celles et ceux qui hier encensaient Obama se sont vite rendus compte de la supercherie et le prix Nobel de la Paix qui lui a été remis au moment même où les USA renforçaient leur démarche impérialiste en envoyant des renforts en Afghanistan ne fait pas illusion, même dans son pays.

Toutes ces barbaries, ces ingérences, ces occupations, ces assassinats poussent à l’exode des hommes et des femmes qui n’ont plus rien à perdre et pas d’autre solution de survie que d’émigrer. Et si par malheur, ils viennent se réfugier, dans notre pays, la France qui est à l’origine, en partie, de leur malheur, il se trouve des ministres suffisamment lâches pour se comporter comme le faisait Bousquet en son temps. Les charters à destination de Kaboul ou d’ailleurs n’ont rien à envier aux wagons plombés d’hier.

Notre pays est un pays riche, très triche, sauf que l’argent n’est pas utilisé pour améliorer les conditions de vie du peuple. La pauvreté s’installe et il n’est pas rare de recevoir, au CCAS des retraités qui n’ont pas les moyens de payer leur loyer ou leur facture de chauffage ! Ce qui est particulièrement scandaleux ! Et pendant ce temps là, les traiders, qui jouent avec notre argent, s’en mettent plein les poches, les grands patrons s’accrochent à leur parachute doré et l’argent de nos impôts renfloue les banques.

Tout est affaire de prime à la mauvaise gestion dans ce monde là.

L’indemnité qui est versée au maire de Grigny est de 1600 euros net.
Et contrairement à l’idée très répandue et qui consiste à dire que les élus coûtent beaucoup trop cher pour gérer les communes et que, donc, il faut en supprimer, je ne pense pas coûter très cher pour la responsabilité qui est la mienne à la tête d’une ville de 9 000 habitants qui emploie 200 salariés et qui gère 15 millions de budget de fonctionnement. Je ne pense pas qu’il y ait un seul PDG en France qui accepterait une somme aussi modique pour autant de responsabilités !
Au moment où le pouvoir en place met tout en œuvre pour aller vers la disparition des communes, je pense qu’il est sain que ces choses là se sachent et que certaines vérités soient dites.

Les 36 000 maires et les 375 000 conseillers municipaux qui donnent de leur temps pour gérer et améliorer le quotidien de leurs administrés, méritent mieux que la campagne de dénigrement qui leur est faite. Ils ont tous, et ce, quelque soit leur couleur politique, le sens aigu de la gestion de proximité et ils participent à faire fonctionner de belle manière la dernière administration de proximité, le dernier service public de proximité qu’est la mairie.

Pour ma part, je remercie particulièrement l’équipe qui m’entoure pour son investissement, ses compétences et son dévouement à la chose publique. Béatrice Rollat, Angèle Masala, Daniel Royer, Daniel Cerqua, Catheriene Verzier, Michel Vaissière, Alexandra Pigeon, Christian Goubert, Jérôme Richon, André Dartois, Abdelkader Larouci sont de précieux maires adjoints ou conseillers délégués dont il faut saluer la disponibilité et le sérieux.

Les conseillers municipaux ne sont pas en reste pour apporter leur pierre à l’édifice, conscients qu’ils sont de participer à une expérience unique et tellement enrichissante.

Mais cette équipe qui bouillonne d’idées et de talents, ne serait que peu de chose sans la compétence des cadres, notamment, et du personnel communal qui s’investissent pleinement, au quotidien dans leur mission de service public.

Nous avons la chance d’avoir une équipe d’encadrement jeune et dynamique, cela va de soi, mais aussi d’être entourés de fonctionnaires qui sont très éloignés de la caricature que certains veulent donner d’eux. Je les remercie au nom de l’ensemble des grignerots. Les intempéries de cette nuit ont démontré la réactivité de notre personnel communal, même si tout n’est jamais parfait et s’ils ne peuvent pas être partout en même temps.

Et puis, il y a les associations locales qui complètent cet ensemble et sans qui, nous serions quelque peu handicapés. C’est, en effet, une chance pour des élus de pouvoir s’appuyer sur un tissu associatif aussi dense et dynamique que celui de Grigny, qui accomplit des prouesses dans de nombreux domaines de la vie municipale tels que le sport, la culture, le social, les loisirs…

Qu’il me soit permis, ce soir, de remercier chaleureusement les présidentes et présidents de ces associations et l’ensemble des bénévoles qui avec très peu de moyens accomplissent tous les jours des choses qui tiennent parfois du miracle.

Pour conclure, et malgré les épreuves qui ont jalonné l’année 2009, je veux affirmer notre désir et notre volonté de rassembler autour de nous des femmes et des hommes porteurs de cette espérance grandissante dans l’être humain. Cette espérance utopiste qui non seulement rend le quotidien acceptable mais nous pousse au surpassement pour réussir, collectivement à nous différencier plus encore de la meute de la troupe, en un mot de cet animal qui sommeille en nous, et ce, afin de construire autour de l’être humain, une société juste, fraternelle et pacifiste.

Au moment où certains rêvent, pour mieux nous dominer, d’une société qui génère le repli sur soi, la peur de l’autre, le communautarisme, l’affrontement intergénérationnel, ethnique ou religieux, additionnons nos compétences, enrichissons-nous de nos différences, ouvrons nous aux autres, partageons nos savoirs, notre histoire, coopérons et créons les liens indispensables au rapprochement des être humains.

Encore une fois, mesdames et messieurs, chers amis, je vous souhaite de construire une excellente année 2010 et je vous invite à visionner la film qui a été réalisé par ViVé qui est, je vous le rappelle, non seulement l’association qui gère les jumelages de la ville, hormis celui avec Koupéla, mais aussi une école de vidéo et de télévision participative.

Bonne année à vous tous.

Merci

René Balme

Maire de Grigny.

1 Comment

  1. ALI SEMARI dit :

    Voeux 2010 : discours de René Balme
    meilleurs voeux à René BALME et lui souhaite beaucoup de courage et de réussite pour la concrètisation de ses projets futurs .Pour ma part concernant son discours j’ai apprécié son franc parlé et ses prises de position sur le plan national et international beaucoup d élus devraient s’en inspirer.Bonne chance René reste comme tu es surtout ne change pas.Tu as toute mon amitié.ALI SEMARI.