De la servitude moderne

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.

Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

“Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles.”

William Shakespeare

La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur.

Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation.

L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave.

Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique.

Seule la vérité est révolutionnaire.

Le Film a été réalisé en dehors de toute question relative à la propriété intellectuelle et aux droits d’auteur. Il est construit à partir d’images et de musiques détournées.

Il est totalement gratuit et ne peut en aucun cas être vendu.

Le Texte, dont un extrait est reproduit, ci-dessus, peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité.

La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

A faire circuler absolument, à télécharger, à dupliquer, à offrir, à mettre sur votre blog, à projeter en famille, etc.


Le site du film.

Partie 1 :


Action/Réaction + Résistance/Révolution = Liberté _ p.1#3
envoyé par ZenM68. – Regardez les vidéos des stars du web.

Partie 2 :


Action/Réaction + Résistance/Révolution = Liberté _ p.2#3
envoyé par ZenM68. – Rencontrez plus de personnalités du web.

Partie 3 :


Action/Réaction + Résistance/Révolution = Liberté _ p.3#3
envoyé par ZenM68. – Découvrez des webcam de personnalités du monde entier.

5 Comments

  1. richaud jacques dit :

    De la servitude moderne
    Commentaire perso:

    Disons le clairement, ce film dérange énormément !

     Il est construit comme un message de propagande usant de façon répétitive de la qualification d’esclave pour ceux auquel il s’adresse et cela paraîtra à beaucoup insupportable…Certains n’iront pas jusqu’au bout et ce serait dommage.

     Il dérange plus encore parce que le discours véhicule un constat d’évidences multiples dont nous connaissons la véridicité, mais dont il nous est rappelé que nous les occultons volontairement sous l’effet de la peur ou de la résignation.

    Pourtant je trouve plus dérangeant encore dans cette ode libertaire à l’insurrection qui clôture le film d’observer:

     Que les formes de résistance évoquées ne se fondent sur aucune fraternité revendiquée ni sur aucune image positive de l’humanité qui semblerait donner un contenu humaniste, simplement humain peut-être, au projet émancipateur. Nous mesurons ici le fossé creusé avec l’héritage des premiers libertaires pour lesquels la fraternité était au centre de l’action et du vivre ensemble à construire. Pour ces libertaires là Bakounine est bien mort et les anarchistes espagnols un temps alliés aux autres progressistes pour défendre la République seraient des traîtres. Nous sommes parvenus à une phase nihiliste de ‘l’insurrection qui vient’ qui traduit la désespérance totale de ceux qui commencent à la mettre en oeuvre.

     Je pense que cette désespérance est elle même construite et conséquence des formes d’aliénation et de servitude moderne, décrites dans les deux premières parties du film. Nous participons tous à ce processus nous a-t-il été rappelé ! Il est bien évoqué au début de la troisième partie une réappropriation de la langue et de la décision, mais sans donner forme plus précise à ce nécessaire projet que partagent tous les progressistes révolutionnaires ayant décrypté le processus de l’aliénation dont ils veulent s’extraire.

     Le constat le plus dérangeant peut-être est que nous sommes collectivement incapables de désigner un autre mode de vivre ensemble qui rendrait caduque le constat désespérant du système totalitaire marchand, facteur de misère et de guerre. Les illusions tombées de tous les réformismes nous obligent à imaginer un autre monde, à l’imaginer vraiment, avec le secours de la force du verbe, de la poésie et de la fraternité remise au centre des relations humaines. A faillir dans ce projet nous jetons nos propres enfants en enfer.

    Jacques Richaud 27 8 2009

    • caloche dit :

      De la servitude moderne
      Bonjour à tous,

      “Le constat le plus dérangeant peut-être est que nous sommes collectivement incapables de désigner un autre mode de vivre ensemble qui rendrait caduque le constat désespérant du système totalitaire marchand, facteur de misère et de guerre. Les illusions tombées de tous les réformismes nous obligent à imaginer un autre monde, à l’imaginer vraiment, avec le secours de la force du verbe, de la poésie et de la fraternité remise au centre des relations humaines. A faillir dans ce projet nous jetons nos propres enfants en enfer”

      Bravo pour ce constat,c’est exactement ce que je pense depuis des années.Malheureusement quand j’en parle autour de moi, on me prend pour un fou utopique voir un révolutionnaire que je ne suis pas.Je serais plutôt du genre “Despote éclairé”.
      Je n’ai jamais fais de politique et ne vote plus pour quelques élections que ce soit depuis plus de 20 ans (Aucun projet de société viable a long terme mettant l’humain ,l’environnement et toutes les formes de vie terrestre au centre de nos préoccupations).
      De plus en plus je dévoile mes aspirations autour de moi quitte à passer pour un illuminé.Sans un pouvoir d’immortalité ,un homme politique qui déballerait tout ce que je dis, ne ferait guère de vieux os sur cette planète.

  2. Jean-Loup Gajac (ancien du Chaptal 1968-69) dit :

    De la servitude moderne
    Le ton monocorde et affligé du commentaire dessert vraiment beaucoup les messages, véhiculés de bien meilleure façon par les images et les musiques piratées. (A ce sujet, c’est un peu pathétique de voir l’auteur préciser que son film est “libre de droits”. ce serait un comble qu’il fasse payer les images et les sons “empruntés” !)

    Dommage, car il y a là une synthèse de toutes les dérives de l’humanité, malheureusement mal servie par la forme peu supportable. Les répétitions lancinantes autour de la marchandisation, de la société marchande, le marché, les esclaves … rendent ce film vraiment paranoïde.
    Comme s’il s’agissait d’un testament avant le suicide de l’auteur !

    La réalité vraie de la Vie, des libérations, de la lutte animale pour la survie, n’apparaît pas du tout sous cette chappe d’accusations monomaniaques.
    J’ai quand même diffusé ce film à mes contacts mais ce ne sera pas un grand succès je pense !
    Le capitalisme sauvage, financier surtout, est arrivé à un stade de concentration si dense que la machine craque de partout et le monsieur du film oublie d’ouvrir son constat sur la résistance de millions de gens à la marchandisation de tout. Son film se termine sur un “faut tout casser” assez minable. Pas d’espoir, tout est noir et sordide, plus d’ilôt d’air pur. Une vision aussi matérialiste que l’ultra-matérialisme qu’il dénonce.

    N’y-a-t-il d’autre alternative à la misère organisée de tant de millions de gens, qu’encore plus de violence et de répression ?

    Un autre film est à faire qui proposerait de montrer tout ce que chaque humain fait de positif pour rendre ce monde supportable et même parfois beau.

  3. Ducon Delalozère dit :

    De la servitude moderne
    Mr BALME, vous avez viré mon commentaire du film de J-F Briant.
    Alors je vous vire de mon ordi.
    je suis un ancien du Chaptal, c’est Totor qui m’avait donné le lien vers votre site.
    je cesse donc de vous diffuser vers ma liste.

    On juge les gens à leurs actes et pas à leur barratin.
    J-L G

    La Réunion.