Savoir dire NON !

Edito du N°2 du journal Le CITOYEN

La presse nous a rebattu les oreilles avec les 58% de « oui »
pour la constitution européenne au PS.

C’est un peu vite oublier qu’il reste 42 % de militants socialistes
qui n’adhèreent pas du tout à l’idée dominante que les forceps de
Hollande ont portée dans les urnes.
C’est un peu vite oublier que chez ATTAC 84% des votants se
prononcent pour le « non ».

C’est un peu vite oublier que dans les syndicats la poussée du
non est extrèmement forte et conduira, nous l’espérons, les grandes
fédérations à se positionner contre cette constitution.
C’est un peu vite oublier que le rouleau compresseur médiatique
qui a ouvertement pris position pour le « oui », et ne s’en cache pas,
aura du mal a contrer cette vague de fond que nous appelons de
nos voeux et qui semble monter de la rue.

Et, au risque de nous répéter, nous affirmons que l’on peut être
un Européen convaincu et se prononcer contre une constitution
taillée sur mesure pour favoriser le profit, les délocalisations, la
précarité, la montée du chômage…

Ceux qui ont lu le document, qui l’ont analysé – et nous en
sommes – peuvent témoigner de son caractère antisocial. Ils
peuvent, aussi, dire que l’opacité qui domine ce texte permet de
faire dire en quelques mots, dans un article, le contraire de ce qui
était développé dans un autre et qui semblait aller dans le sens
d’une affirmation de la prédominance du social.

Au delà de l’escroquerie intellectuelle et de la volonté manifeste
de brouiller sans cesse les pistes, ceux qui ont rédigé ce document,
qui veulent vous l’imposer, brandissent, pour parvenir à leurs fins, le
spectre de la peur et du chaos si le non l’emportait.

En fait, si le « non » l’emporte, les traités actuels continueront
de s’appliquer et l’Europe fonctionnera comme elle fonctionne
aujourd’hui.

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